Bien sûr qu'un jour s'en va pour l'un et pour l'autre s'en vient, bien sûr les étoiles se meurent quand le ciel s'éteint. C'est notre amour qui n'aura jamais de lendemain, Mon frère. Bien plus qu'un monde qui s'ouvre à l'un et pour l'autre chavire, bien plus qu'une mer qui supplie quand la source est tarie. C'est tout notre amour qui s'éloigne des rives et se perd, Mon frère. Tout s'oublie, chacun avec sa peine que le temps nous reprenne.. Les souvenirs d'un frère. Bien sûr que la terre est brûlée quand la pluie l'oublie, bien sûr que tout est cri puisqu'on se l'est jamais dit. Bien sûr l'amour puisqu'il ne peut plus grandir, s'enterre Mon frère. Bien plus qu'un dernier regard pour décider d'une vie, bien plus que cette fin d'espoir que le courant charrie. C'est un amour qui ne trouvera pas de rivière, Mon frère. Tout s'oublie, chacun avec sa peine que le temps nous reprenne.. Les souvenirs d'un frère. Puisqu'on ne sera toujours que la moitié d'un tout, puisqu'on ne sera jamais que la moitié de nous Mon frère. Bien sûr que rien ne pourra jamais nous l'enlever, tu pourras toujours te retourner et tu me verras là, près de toi.
Je t'aime mon frère.